Entrepreneurs et Covid-19

Entrepreneurs et COVID-19 : Que faire pour Relocaliser ?

C'est promis, juré, le monde après le COVID-19 ne sera pas le même que le monde d'avant la pandémie, même pour les entrepreneurs.

C’est promis, juré, le monde après le COVID-19 ne sera pas le même que le monde d’avant la pandémie, même pour les entrepreneurs. Tous les bons esprits le proclament, notamment Juliette Binoche et Nicolas Hulot. Quelques 200 personnalités artistiques et scientifiques, qui signent, « un appel solennel à s’extraire de la logique intenable qui prévaut, en engageant la transformation radicale qui s’impose à tous les niveaux ».

Bigre ! Plus prosaïquement, la créativité, en matière fiscale, foisonne. Quelques députés, des économistes néo-marxistes, 150 personnalités de gauche, Vincent Lindon lui-même, rivalisent d’imagination pour nous pondre de nouveaux prélèvements. il s’agit d’impôt exceptionnel sur le capital, retour de l’ISF, relèvement des droits de succession, contribution anti-crise et un impôt « Jean Valjean » sur le patrimoine des Français.

Parmi les symptômes de la Covid-19, doit figurer la perte de mémoire ou un acharnement contre les entrepreneurs. Comment peut-on imaginer résoudre les conséquences économiques d’une crise sanitaire par des impôts nouveaux. Et, nous sommes dans un pays déjà champion du monde, toutes catégories, des prélèvements obligatoires ?

Entreprise et COVID-19 : Faut-il relocaliser ?

entrepreneurs et covid-19C’est évident ! En même temps, il faut relocaliser.

Nous prenons conscience que le capital, comme le travail, sont subrepticement partis vers des cieux plus cléments et que nous sommes dépendants des puissances étrangères pour notre santé, notre alimentation et nombre d’autres besoins essentiels.

Pourquoi ?

Trois grandes raisons, qui agrègent toutes les autres : une fiscalité et des prélèvements sociaux dissuasifs, une réglementation et une normalisation excessive et inadaptée. En outre, nous avons une législation du travail surannée et juridiquement incertaine.

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Les appels médiatiques en faveur d’un monde d’après différent ne sont que des incantations, des appels au retour des politiques qui nous ont conduit à l’impasse actuelle. Pourquoi ne pouvons-nous pas faire face, comme d’autres, aux défis posés par la catastrophe sanitaire ? Parce que nous n’en avons pas les moyens financiers, conséquence d’une gestion laxiste depuis 45 ans et parce que nous ne travaillons pas assez. Or, les recettes du passé ont failli et ne nous permettront pas de rebondir dans l’avenir.

Que faire pour relocaliser ?

Il faut surmonter ce qui, en France, est un vrai handicap : l’égalitarisme élevé au rang d’idéologie nationale. Pour relocaliser, si c’est là notre ferme volonté, il est nécessaire de remettre l’entrepreneuriat en tête de nos priorités. Il fait d’ailleurs partie de notre culture. Le terme même figure dans l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, sous la plume de Cantilon. Et c’est Jean-Baptiste Say qui, le premier, fera de l’entrepreneur un acteur économique à part entière. Mais il subsiste en France une véritable aversion à la réussite. Il n’est que de se souvenir des cris d’orfraie poussé par la presse quasi-unanime à la déclaration d’Emmanuel Macron. Ministre de l’économie, sur son vœu, il disait, que « de jeunes Français aient envie d’être milliardaires ».

Motivons les Entrepreneurs suite au COVID-19 !

Imitons les nations européennes qui ont encore une industrie digne de ce nom. Faisons aimer aux Français l’entreprise, le libre-marché, la concurrence, la responsabilité. En outre, promouvons l’industrie, le commerce, l’artisanat, les services, l’agriculture. Ensuite, les convaincre qu’en créant de l’emploi ils auront, le succès financier associé à leur réussite.

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Extirpons de la tête de nos fonctionnaires et de nos juges qu’ils ne sont pas des affameurs du peuple. Exigeons des enseignants qu’ils acceptent de présenter l’économie, en classe, autrement que sous la forme d’une caricature crypto-marxiste.

Et, nous payons aujourd’hui 70 ans d’ostracisme à l’égard des entrepreneurs. Si les 30 glorieuses ont masqué cette réalité, les 40 piteuses qui ont suivi l’ont révélée. Voulons-nous une société plus respectueuse de la nature, un meilleur système de santé, de meilleures infrastructures, moins de chômage ? Il n’y a qu’une solution : encourager l’initiative privée, décentraliser et élaguer le maquis des normes qui nous étouffe. Voulons-nous relocaliser ? Bien !

Mais cela a un prix. Réduire les charges pesant sur les salaires et les impôts de production et assouplir fortement la législation du travail.

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A propos de l'auteur

Alain Alain

Alain Goetzmann

- Entrepreneur

- CEO à Perform'up

Entrepreneur multirécidiviste dans de nombreuses entreprises, Alain souhaite faire partager ses expériences aux dirigeants d'entreprise. En savoir plus sur Alain

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