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2019, Influenceurs, Youtubeurs, les nouveaux entrepreneurs ?

On savait 2018, année de la vidéo. 2019 le sera encore plus dans des interactions encore plus fortes, avec les macro-influenceurs et Youtubeurs devenus entrepreneurs !

Facebook, Instagram, YouTube sont des plateformes incontournables de promotion des marques,

et/où les influenceurs sont devenus les nouveaux rois du web.

Grâce aux vidéos et leur contenu qui décape ou sérieux pour vendre les marques.

Mais macro ou micro-influenceurs/Youtubeurs, sont-ils devenus les nouveaux ambassadeurs produits/services ?

Ou juste un épiphénomène servant de mesure pour l’efficacité digitale dans la vente et le marketing ?

1. Qui est quoi ?

Tout d’abord, avec plus d’un milliard d’utilisateurs actifs mensuels depuis l’été 2018, Instagram détrône Facebook;

grâce notamment à sa chaîne TV : IGTV. Mais Instagram appartenant à Facebook du coup ça ne compte plus.

S’il rassemblent un nombre élevé de followers, c’est véritablement grâce aux Youtubeurs que les juniors (génération Y/Z), se marrent tous les jours sur les millions de vidéos diffusées dans le monde.

Les séniors du web, les +35, dans une moindre mesure, ne regardent pas autant de vidéo que leurs cadets.

Ils lisent plus facilement un article de Blog et visionne des Vlogs# (vidéos bloggings) en s’intéressant à des contenus pertinents, en adéquation avec leurs domaines d’activités.

Ils peuvent suivre des personnes actives qui, par leur statut, leur position ou leur exposition médiatique, sont capables d’être un relais d’opinion influençant les habitudes de consommation dans un but marketing. C’est ce qu’on appelle des influenceurs !

En 2005, création de YouTube, les premiers influenceurs étaient des mannequins, acteurs ou chanteurs. Des inconnus (dès 2008) ont rapidement acquis une notoriété grâce à leurs publications dans le monde (exemple : Cyprien, PewDiePie, Squezzie, …). Aujourd’hui, avec un smartphone, une perche selfie et un micro-cravate on peut déjà produire du contenu susceptible d’intéresser des entreprises. Les nouveaux entrepreneurs sont là ! Et depuis ces années, l’ère des macro-influenceurs aux millions d’abonnés était ouverte.

3.4 Millions, c’est le nombre de Suisses qui utilisent les réseaux sociaux.

2h30 C’est le temps que passent en ligne les 14-45 ans suisses en moyenne par jour.

83% des marketeurs considèrent le fait d’identifier et construire des relations individuelles sur les réseaux sociaux.

71% des consommateurs sont plus enclins à acheter un produit s’il a été recommandé sur un réseau social.

(Sources : Influenceurs & NET-Metrix)

2. Mesurer son efficacité digitale : investir dans des campagnes marketing ?

Bien que pour l’instant c’est encore Mme et M. tous-le-monde qui exploite l’univers de la vidéo sur le web, le digital contribue largement et de plusieurs manières à la réalisation des objectifs principaux des entreprises. En Suisse, elles se doivent de ne plus se poser la question (peur que son personnel sacrifie – la sacro-sainte ‘productivité’): « je donne accès ou pas accès aux réseaux sociaux dans mon entreprise ? La révolution numérique est bel et bien là ! »

Un des métriques qui se distinguent parmi les autres sur les réseaux sociaux c’est le : ROC – Return Of Community,
par la relation qu’il crée avec sa marque et son client affilié – par le revenu qu’il génère en termes de chiffre d’affaire et de nouveaux prospects (des likes + le nb. d’abonnés + les vues sur les photos/vidéos + tous les commentaires/interactions et retours d’expériences), est à ce jour le seul métrique ‘valable’ pour calculer le retour sur investissement des clients achetant de l’usage sur les réseaux sociaux.

Vous ne vendez plus directement un produit/service à un client (PUSH en marketing).

Le client teste en magasin, achète une histoire (storytelling) et achète sur le web au final (sorte de PULL induit).

Depuis hier et encore plus aujourd’hui, les entreprises doivent posséder les bons outils et acquérir les bonnes compétences.
Et pourquoi pas s’acoquiner les services d’un,e Youtubeur,euse pour vendre ces machines, produits logistiques, dans le food, les services ?

2.1 Salaires francophones

Voici quelques Tops des Youtubeurs/euses francophones les plus populaires (chez les 15-29 ans) et ayant gagnés le plus d’argent en € net/mois, grâce aux entreprises qui les ont mandatés : Squezzie (+44’000 €), Cyprien et Norman (+30’000 €), le duo Mcfly et Carlito (entre 8’000 et 128’000€), Enjoy Phoenix (25’000€), mais aussi Natoo, Tibo InShape, Pierre Croce, avec plusieurs millions d’abonnés et millions d’euros générés à l’année grâce à eux. (Source : Omnicom Media Group & le site SocialBlade,)

Et en Suisse est ce qu’on gagne à Youtuber pour l’entreprise X ou Y ?
Après plusieurs recherches, je n’ai rien trouvé comme somme gagnée mais je cite volontiers nos stars qui influencent à leurs manières le paysage local :

  • Bertrand Piccard, Explorateur et fondateur, Fondation Solar Impulse
  • Le grand JD, catégorie voyages/visite de lieux inédits
  • Dear Caroline et Julia Graf : conseils beauté,
  • Margaud Liseuse : livres/monde de l’édition
  • Pytagus, dans les catégories : éducation et expérimentation

(Source: gregdesign.ch/la-liste-des-youtubeurs-suisses-qui-comptent)

Et moi-même, « Le_Grand_TiKi » – catégorie entrepreneurial sérieusement ludique😉, depuis juillet 2018. En 2019, The show must go on !

3. Hobby ou activité entrepreneuriale ?

Plusieurs marques ont suivi cette approche et recherchent désormais des ‘influenceurs’, qu’elles rémunèrent en nature, sous forme de cadeaux.

Ces derniers totalisent +2000 abonnés minimum, souvent localisés dans une région déterminée avec une typologie similaire (des entrepreneurs, sportifs, cuistots, mamans, etc.).

Cette activité de publication promotionnelle devient ainsi celle de Mme ou M. Tout-le-Monde.

Se pose dès lors la question: s’agit-il d’un simple hobby ou d’une activité entrepreneuriale? Du point de vue fiscal, différents critères permettent de distinguer « un hobby » exonéré d’impôt, de l’activité lucrative indépendante. Pour cette dernière, il s’agit de mettre en place une organisation dans l’intention d’obtenir un profit, tout en étant reconnaissable par le marché.

Les motivations de la plupart des micro-influenceurs sont souvent le partage d’idées ou la recherche de notoriété en alimentant constamment un flux (photos ou vidéos), afin d’attirer de nouveaux abonnés et, par là même, l’attention des marques; ceci avant le bénéfice financier.

À ce jour, rares sont les micro-influenceurs à vivre de leurs publications et la question de l’imposition d’un revenu se pose peu fréquemment.

Quant à la reconnaissance par le marché, elle ne fait pas de doute, c’est bien la nature même de l’influenceur d’être visible!

4. Conclusion

En définitive, les Youtubeurs ont la faculté de changer l’avenir, mais ils n’y parviendront pas tous seuls. Les influenceurs et investisseurs d’aujourd’hui ont le pouvoir et les capitaux pour les conduire vers des modèles durables.

PS: Tpe/Pme et artisans, les sites web type vitrine de votre société ne suffisent plus pour attirer le chaland ! Ne soyez pas frileux, investissez dans le numérique !

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A propos de l'auteur

Sandro Sandro

Sandro Tronnolone

- Entrepreneur, Ange investisseur, Coach

Sandro Tronnolone est co-fondateur de la startup TiKi4 (coaching et mentoring), il est expert en gestion d'entreprise avec 26 années dans l'industrie, les banques, les hôpitaux et dans les services tertiaires. Stratégiste, sa forte capacité… En savoir plus sur Sandro

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